L'altruisme, c'est prendre sa responsabilité. Soit en agissant, soit en fermant les yeux pour aider d'autres personnes.
De tout temps l'altruisme -le vrai- a existé. On peut dire, que cela n'est pas l'appât du gain tant matériel que symbolique qui fait agir les « sauveteurs ». Mais il s'agit plutôt d'une certaine empathie (l'aide aux autres, ressentir ses besoins). Par ailleurs, plus les hommes appartiennent à une humanité solidaire, plus ils s'entraident.
Nous pouvons séparer cinq formes d'altruismes.
L'altruisme philosophique :
Celui-ci a plusieurs états (conscient et inconscient) qui font que l'amour de l'autre existe. En passant par le désir de l'autre, l'amitié, l'affection, l'amour de son prochain, de l'humanité et de la compassion.
Mais c'est avant tout « le choix d'un acte personnel » dixit Kant
L'altruisme évolutionniste :
L'altruisme évolutionniste considère que les différents systèmes d'entraides sont basés sur la parenté ou d'un groupe.
On favorise toujours ceux qu'on connaît d'abord, puis l'autre. Mais on peut aussi dès le début, si tout y est intégrer, casser ce favoritisme et passer à l'autre tout de suite.
L'altruisme économique :
L'altruisme économique quant à lui (basé sur la théorie des jeux) montre que si quelqu'un est privilégié, cette personne doit réaliser que plus il demande de choses, plus il peut mettre en danger le microcosme où il vit.
L'altruisme psychologique :
Cet altruisme-ci tend à donner assistance à l'autre pour établir certains modèles sociaux dans lesquels on se retrouve.
Cet altruisme est influencé par des facteurs de réflexions et d'affections. Mais l'éducation et les normes sociales ont, ici, un rôle important tout autant que l'humeur et la personnalité du donneur.
L'altruisme sociologique :
Lui, est le bénévolat du bien d'autrui. Il est né de l'écriture d'Auguste Comte (1852)qui voulait démontrer l'intérêt de « faire graduellement prévaloir sa sociabilité sur l'intérêt égoïste ». Ainsi, les religions doivent faire place à une « morale laïque » et être rationnelle.
Commentaires :
De tout temps, il y eut des gens qui aidèrent d'autres personnes. Et ce pour diverses raisons. Durant la seconde guerre mondiale, un grand nombre de ceux-ci se sont révélées 'altruistes' tant par convictions morales, religieuses, psychologiques que simplement par le fait qu'il fallait faire quelque chose à ce moment précis de l'histoire, de leur histoire. Et tant pis pour soi-même.
L'altruisme est donc une remise en question de soi ; surtout dans les moments sombres. Il est évident que tout le monde ne peut être une Mère Térésa. Mais chacun l'est en puissance ou peut le devenir.
Il me semble évident que pour chaque individu, il faille voir son contexte social dans son entier. Un jeune homme élevé dans les rites du Ku Klux Klan aura fort à faire sur lui-même pour aider un africain. Bien qu'il existe des gens qui font fi des considérations et du quand dira-t'on. Ils agissent.
Je ne parlerais pas du faux altruisme, c'est à dire ; Je veux bien t'aider pour qu'on ne m'ennuie pas, mais après, vas voir ailleurs.
Comme on peut s'en douter, il faut avoir une politique sociale forte pour pouvoir faire tomber les différences sociales.
Mais, il faudra encore pour cela, bien du temps.